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Participez avec nous à la Semaine canadienne TD du livre jeunesse et faites découvrir aux enfants du pays la magie des livres et les joies de la lecture!

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Historique

O Pioneers! Les auteurs en tournée jettent un regard sur le passé

(Adaptation d’un article de Gillian O’Reilly paru dans l’édition du printemps 2001 du Children’s Book News)

En 1977, onze auteurs ont participé à la première tournée du Festival du livre pour enfants, qui s’est déroulé entre le 13 et le 19 novembre. Cet événement a été commandité par le Centre canadien du livre jeunesse, qui existait depuis un an. Pour une industrie à peine naissante, il s’agissait d’une grande aventure, qui servait de point de rencontre entre les enfants de tout le pays et les livres, et qui offrait aux enseignants, bibliothécaires, libraires et parents le premier guide de livres pour enfants Our Choice. Frank Newfeld, connu pour ses illustrations de Alligator Pie, a créé l’illustration de la toute première affiche de la Semaine du livre.

Cet événement, maintenant connu sous le nom de Semaine canadienne du livre pour enfants TD, est toujours une occasion unique pour les jeunes lecteurs de rencontrer les créateurs de l’univers merveilleux des livres pour enfants. Au fil des ans, le secteur du livre jeunesse a pris de l’envergure et a gagné en complexité et en vigueur. Quant au Centre canadien du livre jeunesse (le qualificatif canadien a été ajouté par la suite), il existe maintenant depuis plus de 30 ans.

Plusieurs auteurs parmi les plus prolifiques au Canada étaient au nombre des conférenciers de la première tournée de la Semaine du livre : Beverly Allinson, Maria Campbell, Christie Harris, Dennis Lee, Jean Little, Janet Lunn, W.O. Mitchell, Al Pittman, Barbara Smucker, Patti Stren et Ian Wallace.

Dennis Lee (auteur du grand classique canadien Alligator Pie) se rappelle de la commotion entourant la reconnaissance du talent canadien en littérature jeunesse. « Ce qui m’a le plus frappé à l’époque, évoque M. Lee, c’est l’enthousiasme suscité par l’émergence de plusieurs auteurs. Les éditeurs, les bibliothécaires, les enseignants et les parents ont alors pris conscience qu’il y avait du talent au sein de leur communauté. »

Ian Wallace (auteur du classique canadien The Sandwich) garde aussi une forte impression de cette époque. « Nous étions à un point tournant. J’avais produit trois petits ouvrages publiés par Kids Can Press et, du jour au lendemain, je faisais la tournée des écoles. J’étais saisi par la terreur, mais je me sentais en même temps euphorique et emballé. »

« Lors de ma première tournée, ajoute-t-il, je me suis rendu compte à quel point les rencontres entre auteurs et enfants sont bénéfiques. Même si je ne suis pas moi-même un présentateur très doué. Avec le recul, je me demande comment mon jeune auditoire n’est pas mort d’ennui! Mais les enfants sont d’une extrême générosité et j’ai appris qu’il suffit de les écouter pour susciter leur intérêt. »

L’ouvrage de Ian Wallace, The True Story of Trapper Jack’s Left Big Toe, a été inspiré par une tournée qu’il a effectuée au Yukon dans le cadre de la Semaine du livre. M. Wallace a alors découvert à quel point ces visites ont de l’influence sur la vie des enfants. Lors de la promotion de Sarah and the People of Sand River avec Bill Valgardson de l’Université du Manitoba, un jeune homme s’est approché de lui pendant qu’il rangeait ses diapositives. « Il s’est présenté (il s’appelait Kyle) et m’a ensuite dit : « Vous ne vous rappelez sans doute pas de moi, mais nous nous sommes rencontrés il y a 10 ans à mon école, à Norway House. Vous avez lu mon livre préféré Very Last First Time. » Kyle déclara ensuite qu’il avait toujours aimé le dessin, mais que c’est après m’avoir entendu et m’avoir vu dessiner au cours de cet après-midi qu’il décida de devenir un artiste. Il fait maintenant des études universitaires dans le domaine des arts. »

Semaine du livre – Le passé et le présent

(Article de Carol-Ann Hoyte paru dans l’édition de l’été 2007 du Canadian Children’s Book News)

En 1977, le Centre canadien du livre jeunesse a lancé le premier Festival du livre pour enfants. Les onze auteurs invités ont donné quatre lectures chacun au cours de la tournée inaugurale. Cela concernait le passé, voyons maintenant le présent. Le qualificatif canadien a depuis été ajouté au Centre du livre jeunesse et le Festival du livre pour enfants a été rebaptisé Semaine canadienne du livre pour enfants TD.

Kevin Major, vétéran de la tournée de la Semaine du livre, est l’auteur d’une douzaine de livres pour jeunes adultes, notamment Aunt Olga’s Christmas Postcards, Far from Home et Ann and Seamus. En 1978, il venait à peine de publier son premier roman, Hold Fast. Il participa alors à la tournée pour la première fois. C’est avec plaisir qu’il se rappelle de cet événement et du généreux accueil qu’il y reçut.

L’auteur, originaire de St. John’s évoque ses appréhensions lors de la présentation de son livre devant un auditoire provenant du Sud de l’Alberta. En effet, l’action se situait à Terre-Neuve et son récit était truffé de références locales. « Mon histoire se déroulait dans un petit village portuaire de Terre-Neuve (avec son langage coloré, typique de la région atlantique). J’avais eu du succès à Terre-Neuve, mais qu’en penseraient des gens qui habitaient cette contrée de cowboys sans accès à la mer et à des milliers de kilomètres d’ici? » L’auteur explique que l’intérêt des jeunes Albertains pour son livre tient à deux facteurs : la qualité du récit (peu importe le lieu où il se déroule) et le caractère universel du passage à l’âge adulte.

Tout au long de sa tournée, M. Major commençait sa lecture par un bref diaporama sur la vie rurale à Terre-Neuve telle que vécue par un jeune. Il utilisait également des accessoires comme une turlutte à encornet – une ligne armée de petits crochets utilisés pour attraper de petits calmars qui servent ensuite d’appâts. Cet objet avait été confisqué à l’aéroport par les agents de sécurité parce qu’on le considérait dangereux!

Le marché du livre canadien pour la jeunesse en était à ses débuts lorsque Kevin participa à sa première Semaine du livre. Pour situer l’événement dans son contexte historique, il explique que les bibliothécaires, les enseignants et les organisateurs avaient de grandes attentes au départ. Personne n’avait encore osé organiser un événement de cette envergure avant 1977. Il se rappelle de sa première tournée de la Semaine du livre en ces termes : « Je racontais à mon auditoire qu’au moment où je lui parlais une dizaine d’autres auteurs faisaient exactement la même chose dans d’autres coins du pays. C’est comme si une main géante nous avait arrachés de nos foyers au même moment et nous avait lâchés au hasard sur le territoire canadien. Quel grand plaisir ! Quelle merveilleuse fête ! »

Dans les années 80, le festival a subi de grandes transformations. Un guide pour l’enseignant sur la façon d’utiliser les livres canadiens pour enfants a été ajouté à la trousse en 1982. Cet outil a été créé à la suite d’un sondage effectué en 1981 par Ron Jobe de la University of British Columbia et Alixe Hambleton de la University of Regina dont les conclusions étaient pour le moins surprenantes : sur les 124 titres figurant dans le guide Our Choice de 1979, les enseignants de l’Alberta, de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan n’en connaissaient que 35 et en utilisaient seulement neuf.

En 1985, on avait choisi le thème « Art of the Illustrator » car c’était la première année où des fonds supplémentaires avaient été consentis pour financer la tournée de 10 illustrateurs (en plus des 17 auteurs déjà sélectionnés). En 1987, des auteurs scientifiques avaient également pris part au festival, ce qui portait le nombre d’auteurs et d’auteurs-illustrateurs à 25. L’année suivante, le Festival du livre pour enfants fut rebaptisé Semaine canadienne du livre pour enfants.

Au cours des années 1988, 1990, 1993, 1995, 1997 et 2005, Kevin Major participa de nouveau à l’événement qui, au fil des ans, prit une tournure différente. « Nous ne pouvions plus nous considérer comme des pionniers. Il n’y avait plus le même sentiment d’innovation. La dernière fois que j’ai pris part à l’événement, en 2005, j’ai visité l’école secondaire Lindsay Place à Pointe-Claire, au Québec, où je m’étais rendu plusieurs années auparavant. Je me suis même reconnu sur une photo, un jeune homme à l’allure juvénile! Bien sûr, les choses ont bien changé depuis. Le bibliothécaire de l’école a raconté une anecdote au sujet de ma première visite. J’avais alors fait la connaissance d’un écrivain en herbe et cette rencontre avait eu une grande influence sur lui. C’est la preuve que la Semaine du livre a un effet durable et qu’il ne faut en aucun cas sous-estimer sa valeur. »

Kevin Major raconte avec quelle fascination il a découvert une partie du pays dont le caractère était complètement distinct de sa région natale. C’était une des grandes joies de la Semaine du livre. « Pour nous, écrivains, c’est une occasion unique de découvrir des parties du pays que nous n’aurions autrement jamais pu explorer. Et pour ma part, j’espère que j’ai transmis une part de mon héritage terre-neuvien aux à ceux qui ont assisté aux visites de la Semaine du livre. »

Toronto’s Kristyn Dunnion writes middle-grade fiction (Missing Matthew) and young adult novels (Mosh Pit). Her latest book is entitled Big Big Sky. This year (2007) marks the author’s debut on the Book Week circuit. She learned of the event from perusing Canadian Children’s Book News. After reading the reports of those who had participated in 2006, she was inspired to apply for this year’s event.

Kristyn Dunnion, auteure torontoise, écrit des romans pour des élèves de la septième à la dixième année (Missing Matthew) et des jeunes adultes (Mosh Pit)). Son dernier ouvrage s’intitule Big Big Sky). C’est en 2007 qu’elle a participé pour la première fois à la Semaine du livre, dont elle avait pris connaissance dans le Canadian Children’s Book News. Après avoir lu les témoignages des participants de 2006, elle décida de faire une demande d’inscription.

Mme Dunnion comptait parmi la centaine de candidats qui briguaient l’un des 30 postes de conférenciers : « Lorsque j’ai appris que ma candidature avait été acceptée, j’ai dansé de joie sur mon balcon dans mon costume léopard! J’ai commencé à prévoir une garde-robe pour le voyage avant même de savoir où on allait m’envoyer. » Mme Dunnion sera en tournée au Québec où elle fera des lectures dans les écoles et les bibliothèques pour des élèves de la quatrième à la onzième année.

Si on lui demande quelles sont ses attentes et ce que lui apportera cette expérience, voici ce qu’elle répond : « Ce voyage sera captivant, un peu exigeant à certains égards. Je suis sûre qu’il y aura des moments « Twin Peaks » [feuilleton mystère pour la télévision américaine des années 90], du moins je l’espère. J’ai hâte de rencontrer tout le monde. Et j’ai surtout envie d’écouter les enfants et les adolescents pour savoir ce qu’ils pensent. »

Quant à ses impressions sur l’expérience des autres auteurs qui ont déjà participé à l’événement, elle affirme : « En lisant les anecdotes des participants de l’an dernier, j’ai eu le sentiment que le rythme s’était accéléré. C’est comme si l’on faisait une tournée avec un orchestre ou que l’on partait à l’aventure en train, sans savoir quand il faut s’arrêter et où l’on va. » Interrogée au sujet des répercussions que pourrait avoir la Semaine du livre sur sa carrière, elle conclut : « Je crois que cet événement pourrait rehausser ma réputation… ou peut-être l’étendre plus loin que ma mère ne le souhaiterait… »